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cherrie   cherrie Cherrie's TIGblog
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Rock Hard

If you're ever feeling down, rock hard like this kid:


July 4, 2009 | 6:07 AM Comments  0 comments

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jenergy   jenergy Jennifer Corriero's TIGblog
Jennifer Corriero's profile

Six Archetypes of Youth Change Makers

Since the founding of TakingITGlobal in 1999, I have been incredibly inspired by my interactions with thousands of young change makers from all around the world. Through my Masters Research on youth-led action in an international context along with exposure to other studies and international conferences examining the role of today's generation of youth as change agents, I have gained an important observation. My observation is that I have seen the emergence of Six Archetypes of Youth Change Makers, which provide a glance at the roles young people are taking on in the process of creating change.


The Dreamer

The Dreamer is the driver behind new ideas. Dreamers are often the first to articulate a long-term vision for the future and think big. It is the sense of aspiration, optimism and imagination of dreamers that drive progress, innovation and change.

The Megaphone

The Megaphone is a vocal advocate for change. Megaphones are very focused on delivering the message and will campaign tirelessly and work hard to lobby for a message to be heard. They inspire action through their words and help to shift priorities on the agenda.

The Spark Plug

The Spark Plug is a catalyst and has a gift for networking and connecting people. The Spark Plug is able to foster collaborations and bring many different organizations and individuals together in dialogue, convincing diverse interest groups to come together for a common goal.

The Task Master

The Task Master is often behind the scenes making things happen and is sometimes the under-rated player within a group or organization. Often, it is the Task Master who literally keeps things together by turning ideas into manageable tasks with actionable timelines. Task Masters are practical, objective-oriented individuals.

The Sherpa

The Sherpa serves as a guide who provides mentorship, insight and training through peer education. Sherpas are natural educators with a strong interest in learning and sharing knowledge. Sherpas value hands on experiences and are able to draw upon the expertise and resources of those they encounter.

The Storyteller

The Storyteller is often the documenter of an organization and its projects, preparing short stories, interviews, blogs, webcasts newsletters and more. Storytellers become a vehicle for spreading inspiration and sharing of best practices through identifying patterns and strengthening movements through recognizing exceptional individuals.

July 2, 2009 | 5:18 PM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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République des actionnaires: à qui appartient la vie de Steve Jobs?


Après des mois de spéculations en tous genres, le Los Angeles Times explique aujourd’hui que Steve Jobs, le patron d’Apple, serait en bien mauvaise santé et les journalistes se demandent si le secret gardé par ses avocats depuis des mois est bien légal. Loin de s’apitoyer sur le sort du cofondateur d’Apple, les journalistes décortiquent les faits juridiques et leurs conséquences pour les actionnaires.

Steve Jobs présentant le célèbre Iphone

Steve Jobs présentant le célèbre Iphone

Tout d’abord on apprend que si les sociétés ne sont pas tenues de divulguer les détails de la situation médicale de leurs dirigeants, elles doivent en revanche donner aux investisseurs des informations matérielles qui leur permettront de choisir en connaissance de cause s’ils ont envie d’acheter ou de vendre des actions.

Certes on peut le comprendre à l’échelle d’une petite entreprise, disons un salon de coiffure tenu par un patron qui aurait un ou deux employés. Avant de prêter de l’argent au patron ou d’acheter des parts de son entreprise, j’aimerais avoir une petite idée de sa forme et de son état d’esprit. Admettons. Mais quand on touche à de grandes multinationales spécialisées, la fluctuation du cours des actions sur les noms de patrons et souvent très surprenante, presque ésotérique: un groupe automobile va avoir à sa tête un homme qui ne connaît rien à l’ingénierie automobile, qui n’est pas un spécialiste du marketing, qui est un manager professionnel… mais en fonction de sa côte, avant même qu’il ait commencé à travailler (et répétons-le, la qualité des voitures ou des publicités ne dépendra pas de lui) on va faire des paris sur lui, les actions vont monter ou descendre (risquant ainsi dans les cas négatifs d’affaiblir l’entreprise – ce qui n’est pas dans l’intérêt des actionnaires).

De même pour Monsieur Jobs qui, s’il est le cofondateur d’Apple ne conçoit pas chaque produit et logiciel qui sort de l’usine à pommes (que les fans d’Ipod et d’Iphone se rassurent, Steve Jobs ou pas, Apple continuera sûrement à fabriquer tout autant de gadgets cool qui font bip bip bip quand on les touche). D’où le malaise que j’éprouve en lisant ces lignes du Los Angeles Times (et cet article n’est pas exceptionnel, il est malheureusement emblématique). On est allé trouver un des docteurs de Jobs pour lui faire expliquer de quoi souffrait son patient, on a découvert, malheureusement pour l’intéressé, que c’était plutôt grave (du genre définitivement grave) et on a commencé à prendre peur -non pas que monsieur Jobs souffre, non pas qu’avec un autre dirigeant la société Apple change d’état d’esprit mais que le PDG emporte dans sa chute vers l’autre monde le cours de nos actions Apple bien-aimées. C’est donc au nom du droit des actionnaires à connaître la vérité que bon nombre de journalistes (et peut-être derrière eux un certain nombre d’actionnaires et de concurrents d’Apple) ont demandé à obtenir davantange que de simples informations matérielles (les dernières fournies par Jobs faisaient en effet seulement état d’un déséquilibre hormonal – je ne suis pas médecin mais c’est vrai que ça n’a pas l’air aussi grave que ce dont il souffre apparamment).

Nous en serions donc là… on ne se mobiliserait plus pour voter, on ne s’engagerait plus dans la vie politique mais on serait prêt à payer des SMS pour voter par millions à des émissions de télé-réalité et on brandirait le principe de transparence (ou même l’idée de démocratie) pour exiger de savoir (et d’étaler sur la place publique) la couleur de la tumeur de tel ou tel PDG. Ce serait bien triste.

Pour vous dire la vérité, je n’ai pas envie d’y croire. En tout cas je n’ai pas envie de croire que nous ne sommes que ça. La démocratie est fondamentale. Notre droit de regard, de critique, d’expression est essentiel pour la préserver. Les entreprises jouent un rôle très important dans la société et il est bon que les actionnaires utilisent leur droit de regard pour demander des comptes aux gérants (idéalement pour exiger qu’ils respectent aussi les droits fondamentaux et l’environnement -on a bien glausé sur la santé de S. Jobs mais on a très peu parlé par exemple du fait que l’Iphone première version était très difficilement recyclable), il est bon que tout cela existe… mais utilisons ces droits d’une manière un peu plus respectueuses des individus. Je ne veux pas savoir quelle maladie a M. Jobs, juste s’il est apte à travailler ou non, je veux connaître sa stratégie, son bilan. Idem pour les politiques, je me moque de savoir si M. Berlusconi a trompé ou non sa femme, c’est une affaire qui les regarde, ce que je veux savoir c’est ce qu’il a fait et ce qu’il compte faire en politique. Ils nous appartient à tous de recentrer le débat sur les questions qui comptent (les seules qui nous regardent).


June 25, 2009 | 9:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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République des auditeurs: à qui appartient le King of Pop?


Michael Jackson a été hospitalisé d’urgence aujourd’hui après un arrêt cardiaque, c’est ce qu’affirment ce soir de nombreux médias états-uniens, quelques mois seulement après l’annonce de son grand (et final) come back à Londres pour 50 concerts étalés entre juillet 2009 et mars 2010.

Michael Jackson, le King of Pop, annonçant son retour sur scène en mars 2009

Michael Jackson, le "King of Pop", annonçant son retour sur scène en mars 2009

Je n’ai pas l’habitude d’écrire sur la vie des stars mais je viens d’écrire il y a quelques heures un billet sur la santé de Steve Jobs et la façon dont les journalistes ont revendiqué le “droit de [tout] savoir” [sur sa santé] au nom de la transparence et de la démocratie des actionnaires. Ce soir en faisant un tour sur Google News, j’ai trouvé le même genre de remarques au sujet de Michael Jackson. Dans un article de la chaîne australienne ABC, on s’inquiétait de ce qu’il adviendrait des concerts de cet été dont les billets s’étaient vendus en quelques minutes. Les journalistes précisent qu’à l’époque déjà plusieurs personnes avaient posé la question de la santé de Michael Jackson et que la société AEG Live, organisatrice des concerts, avait indiqué que M. Jackson s’était à cet effet soumis à un examen médical de 4 heures et demie… Non mais sérieusement, on en arrive où? Est-ce qu’on aurait imaginé demander à Jimi Hendrix de souffler dans le ballon avant de monter sur scène?

… Excusez-moi un petit instant, en même temps que j’écris ce billet je surfe sur Google News et on vient d’indiquer que Michael Jackson vient de décéder des suites de cette attaque cardiaque. Ce qui devait être un autre billet coup de gueule contre le voyeurisme des médias devient un billet funèbre. Je ne sais pas trop quoi dire. Les plus jeunes pensent à la chirurgie esthétique et à la pédophilie quand ils entendent le nom de Michael Jackson. Ma génération se souvient de Bad, de Dangerous, du Moonwalk. J’ai découvert aussi ensuite les premiers tubes des Jackson 5, ses premiers albums. C’était un artiste hors du commun, un chanteur excellent, un danseur incroyable. Je n’ai jamais été fan de son relookage au bistouri et j’ai toujours été bouleversé / dégoûté par les accusations de pédophilie. Je veux me souvenir de son travail d’artiste, de tant de chansons qui m’ont accompagné tout au long de ma vie et m’accompagneront encore.

Dommage qu’il n’ait pas pu faire cette tournée finale.


June 25, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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La fin du Secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme


L’Elysée a annoncé aujourd’hui la composition du nouveau gouvernement Fillon. Dans la nouvelle équipe ne figure plus de Secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme. Nicolas Sarkozy, qui avait promis en tant que candidat d’être le “président des droits de l’Homme“, avait créé ce poste au Quai d’Orsay à la demande de Bernard Kouchner et confié la tâche à la jeune Rama Yade. Un véritable challenge puisqu’il s’agissait pour elle non seulement de travailler sous la tutelle d’un ex-socialiste mais aussi de faire vivre un thème qui ne collait pas toujours avec les intérêts diplomatiques de la France. Rama Yade s’est pourtant appliquée à ne pas rester silencieuse même quand le président lui demandait de se taire. Ainsi quand Muammar Khadafi était reçu en grande pompe à l’Elysée, Mme Yade déclarait à la presse que la France n’était pas un paillasson sur laquelle des dictateurs pouvaient venir s’essuyer les pieds. Plus tard, sur nombre d’autres dossiers elle a également pris parole (à défaut de faire davantage). Rama Yade écrivit un livre (Les droits de l’Homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans), déclina la proposition de place éligible aux européennes (en indiquant que l’Europe n’était “pas [son] truc” et qu’elle avait encore plein de choses à faire sur les droits de l’Homme). Seulement voila, le président Sarkozy qui voulait transformer le ministère des affaires étrangères en un “ministère de la mondialisation“, faire de la France une force motrice pour la promotion des droits humains dans le monde a mis de l’eau dans son vin et a décidé d’éliminer ce portefeuille devenu gênant. Rama Yade, elle, a été reléguée promue aux sports, comme si l’important n’était après tout pas tant son expertise ou son engagement mais ses qualités de gestionnaire/représentante/femme politique populaire.

Rama Yade

Rama Yade

Certes ce poste n’était vraiment pas facile à occuper, certes il nous mettait face à nos contradictions (d’un côté nos principes, de l’autre les concessions que nous faisions), certes sans réels moyens ce poste était juste un symbole… seulement le supprimer revient également à abandonner cette promesse de campagne qui a tenu à coeur à beaucoup de Français: que le pays autoproclamé “des droits de l’Homme” oeuvre à les promouvoir davantage dans ses relations avec le reste du monde (cf. Nicolas Sarkozy en campagne: “Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes“).

A chacun de juger le travail effectué par Mme Yade. Il n’en reste pas moins que mettre le secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme à la poubelle après seulement deux ans d’existence est un triste aveu d’échec.


June 23, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Quelqu’un qui ne ressemble à personne


J’ai rêvé que quelqu’un viendrait

J’ai rêvé d’une étoile rouge

et mes paupières sursautent

et mes chaussures se rassemblent

Que je devienne aveugle

si je mens!

J’ai rêvé de l’étoile rouge

quand je ne dormais pas

Quelqu’un viendra

Quelqu’un viendra

Une autre personne

Une personne meilleure

Quelqu’un qui ne ressemble à personne

qui ne ressemble pas au père

ni à Ensi, ni à Yahya, ni à la mère

Il ressemble à celui qu’il faut

et il est plus grand que les arbres

de la maison du maçon

et son visage est plus lumineux

que celui de l’Imâm du Temps

Et il n’a pas peur du frère de Seyed Djavâd

qui est allé porter l’uniforme des policiers

et qui n’a même pas peur de Seyed Djavâd lui-même

à qui appartiennent toutes les chambres de notre maison

Et qui s’appelle comme la mère le cite

au début et à la fin de sa prière

le Juge des Juges

ou bien

la Récompense des Récompenses

Et qui peut, les yeux fermés, lire

tous les mots difficiles dans le livre de troisième

Et qui peut, sans faute, soustraire mille

de vingt millions

Et qui peut acheter à crédit

tout ce dont il a besoin chez Seyed Djavâd

Et peut faire en sorte que la lampe d’ “Allah”

qui était verte, verte comme le matin très tôt,

s’allume de nouveau au ciel de la mosquée Meftâhiân

Oh…!

Comme c’est bon la lumière!

Comme c’est bon la lumière!

Et moi, combien j’ai envie

que Yahya possède un chariot

et une lampe à huile

et moi combien j’ai envie de m’asseoir

au milieu des pastèques et des melons d’eau

dans le chariot de Yahya

et de tourner autour de la place

de Mohammadieh

Oh…!

Comme c’est bon de tourner autour de la place!

Comme c’est bon de dormir sur le toît de la maison!

Comme c’est bon d’aller au jardin public!

Comme c’est bon le goût du Pepsi!

Comme c’est bon le cinéma de Fardine!

Et combien j’aime toutes les bonnes choses!

Et moi, combien j’aime tirer les cheveux de la fille de Seyed Djavâd!

Pourquoi suis-je si petite

que j’en perds toujours mon chemin?

Pourquoi le père qui n’est pas aussi petit

et qui ne perd pas son chemin

ne fait rien pour que la personne

qui est venue dans mon rêve

avance le jour de sa venue?

Et pourquoi les gens du quartier de l’abattoir

dont la terre du jardin est tachée de sang

et dont l’eau du bassin de la maison

est tachée de sang

et dont la semelle des chaussures

est aussi tachée de sang,

ne font rien, ne font rien?

Combien est paresseux le soleil d’hiver!

J’ai balayé le toit de la maison

et j’ai aussi lavé les vitres de la fenêtre

Pourquoi le père rêve-t-il

seulement quand il dort?

J’ai balayé le toit de la maison

et j’ai aussi lavé les vitres de la fenêtre

Quelqu’un viendra

Quelqu’un viendra

Quelqu’un qui est dans son coeur avec nous,

qui est dans son souffle avec nous,

qui est dans sa voix avec nous

Quelqu’un que l’on ne peut pas arrêter,

menotter et envoyer en prison,

quelqu’un qui est né

sous l’arbre ancien de Yahya

et qui grandit de jour en jour

Quelqu’un viendra

de la pluie, du bruit de la pluie

des murmures des fleurs de pétunia

Quelqu’un viendra

le soir du feu d’artifice,

du ciel du quartier Toupkhâneh

Il mettra la nappe

Et partagera le pain

Et partagera le Pepsi

Et partagera le jardin public

Et partagera le sirop pour la coqueluche

Et partagera le jour de l’inscription

Et partagera les tickets d’entrée à l’hôpital

Et partagera les bottes en caoutchouc

Et partagera le cinéma de Fardine

Et partagera les arbres de la fille de Seyed Djavâd

Et partagera tout ce qui est invendu

Et nous donnera notre part

J’en ai rêvé…


Forough Farrokhzad

(Trad. Jalal Alavinia, extrait de La Conquête du jardin, Ed° Lettres Persanes, 2005)


June 14, 2009 | 10:06 AM Comments  0 comments

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Rapscallion   Rapscallion Frederick Bernas's TIGblog
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A Cappella Group Jukebox Make Good on Own

Like all popular music groups, the Jukebox Trio has its own successful formula. Presenting a rich mix of classic covers and original material in an open, friendly, accessible style – with two singers and a human beatbox – it’s hard not to enjoy the experience of seeing them play.

“I don’t know any other a cappella bands with only three people,” says lead singer Vladimir Ivanov. “Usually they have six, but we cut it down to the main things: bass, rhythm and melody. And actually, that’s all you really need in music.” Clever live sampling techniques are also often used to create layered, harmonised soundscapes that give the impression of more voices.

The group formed in 2004, when brothers Vladimir and Ilya Ivanov met Kirill Sharafutdinov at a vocal studio where they learned jazz and funk fundamentals. “We had mutual interests, we were listening to a lot of the same music – Bobby McFerrin, Take 6, Queen, The Beatles. It’s different music but we like it all,” explains Vladimir.

At live shows, this diversity is evident. Re-worked Elvis Presley hits, silky Bossa Nova ballads and sermonising soulful serenades are all on the agenda. The penultimate track on the Trio’s debut album, Acappellipsis, features a list of influential artists: names as varied as Ozzy Ozbourne, John Coltrane, Jimi Hendrix and the Chemical Brothers are recited in comically exaggerated Russian accents.

However, copies of the CD are somewhat hard to come by. “We decided not to sell the album in shops, it’s only available at our concerts,” says Vladimir. Why? “It’s a big problem to make a good production with Russian record labels. They are really down now.” He also cites the mercenary nature of the country’s music industry as something the group wants to avoid. “Radio stations and TV channels play everything just for money, apart from maybe Western musicians – mainstream stuff. If you want to be big in Russia, you have to pay.

“The most important thing with Jukebox Trio is that, at first, it wasn’t for money – simply for pleasure. When we started to earn money with the music, it was a bonus. And that’s still the order of priorities.”

The fickle nature of the scene in their home city, Kazan, was another obstacle the group strove to overcome. “The funny thing about Kazan is that, as it’s the capital of Tatarstan, the Tatar public tend to like mostly Tatar singers. We were like some kind of circus for them. Breaking onto Moscow stages in 2006 was a really big step for us – people started to say we were musicians and not just a circus, we were getting real respect,” says Vladimir.

A subsequent string of gigs around Russia earned Jukebox many fine reviews, as well as a prize from pop heroine Alla Pugacheva and the chance to open Elton John’s show in Rostov-on-Don. They are already writing for a third CD, which will come after an album comprising cover versions of well-known Russian rock songs.

Ilya Ivanov, the Trio’s rhythmic engine, is optimistic about future prospects. “We’re hoping to collaborate with a suitable record label, which can help us produce great albums.” And in the long term, he makes no secret of lofty ambitions: “We want to become famous and be like rock stars all over the world – at least like The Beatles! I want to travel and perform in many different countries. And I think it is really possible, because I believe in the power of music.”

The Jukebox Trio take music down to its basic elements, focusing on the purity and versatility of the human voice – no instruments required. An online video for their song ‘So… Let Me Know’ emphatically illustrates this concept, as the group are shown smashing guitars into splinters at the tune’s climax. Don’t expect that to happen at every show, but, as Vladimir says, “you’ll be put in a good mood”.


Published in The Moscow Times, 9/6/09 - click here for original.

June 9, 2009 | 6:06 AM Comments  0 comments

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cherrie   cherrie Cherrie's TIGblog
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Bluepill Redpill

Hmm, so last Thurs MC kindly suggested that I should take a chill pill at least one day per week (DC reiterates this point, as does everyone who knows me, I'm sure). Well, I'm embarrassed that I still have to be told this sort of thing - I'm a grown woman!! IV thought this last phrase was hilarious... =(

Well, I don't want to be the stresser or the sad one, or generally show any weakness, because history has shown that our lab does not take 'weakness' lightly. No, in all fairness the lab is very supportive and understanding, but it's just scary to watch people drop out of a PhD or not get offered one. It's scary shit. I guess that in general, people prefer extroverted, witty, clever/skilled at many things, humble, easy-going, deep, involved, logical and compassionate types - just like von Neumann.

I know about von Neumann from Chapter 5 of "Who Got Einstein's Office?", which talks about people who have been through the Institute of Advanced Study in (not of) Princeton. I read that chapter last night. And Chapter 4 the night before, 3 the night before and 2 the night before that... Yes, you're quite right, I was offered this book at the meeting with MC. I can look at brief biographies of people like von Neumann in three main ways: (1) a goal I can never attain; (2) a goal; (3) a goal I used to achieve. Depends on the day, I guess.

Chapter 4 was about fractals (see also) and set theory. I am fascinated by fractals, simply because I don't really understand them and I cannot imagine these extra dimensions in my mind. In fact, I couldn't get to sleep because I was probably thinking about transcendental numbers and I couldn't stay asleep for very long so I could look them up online in the morning. I hate that. The subconscious OCD-ness, despite conscious self-discipline... most of the time.

Chapter 1 was boring - about the Institute's beginnings and Flexnor, the guy who visioned and ran it for a while. Chapter 2 was on Einstein I think and it was disappointingly scarce on detail. 3 was on Godel and I found it sad that he thought he had not given enough to the Institute, the world, nor God. The writer goes on tangents sometimes, it's a bit weird and ever so slightly annoying.

Well, since Chapter 4 (and installing bloody CS3, which took 5x more time than what I allocated) gave me only 3.5 hours of sleep on Sun night, I think all of the new information from various people in my life was teetering me like a Jenga tower and I got horrendously upset last night and in fact, this morning. Don't get me wrong, I feel privileged to be in the know, but I guess there are many things to think about now and my brain bled some tears. It's also why I'm not talking to people, because there's a traffic jam into the Broca's. Hm... I know I don't have any control over the family worries, but at least I can offer my ears and money. I guess.

Well, I made a worry pie. I won't make a happy pie, simply because too many things make me happy and I'm easily amused, anyway. It's sort of funny that IJ's worry is over whether or not he wants to stay in science, moreso than whether or not he has the ability to do well, whereas I am definitely the other way around.

12 months from now, 7 people in my life are expected to no longer be in "reachable" distance. Well, why not.


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June 9, 2009 | 5:06 AM Comments  0 comments

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Ceren   Ceren Ceren Gergeroglu's TIGblog
Ceren Gergeroglu's profile

Mi Calle Alfonso con mis personajes...

La ciudad de Zaragoza que rara... Su aire(cierzo) fatal para la migraña que tengo, pero es mía. No toda la ciudad... Sólo unas partes entre unos minutiCOs son mios... Ya os voy a contar lo que es mio, para que cuidéis el espacio entre yo y mi mundo...

Entre semana, entre las 08.36-08.56 la Calle Alfonso es mía!!! Totalmente mía!!! Bajando hacia el Pilar desde el Coso...


Depende del autobús que llega al centro, tengo 20 minutos con mi gente que miro a sus ojos cada día.. Sólo hay unas 30-50 personas que cambian pero todos ellos dicen: todos somos iguales, somos diferentes.
Esta gente son los que están en cola del registro. Unos para solicitar la nacionalidad Española están allí desde la 08.00 de la mañana, unos para registrar a sus bebes, otros sólo quieren ir un paso más allá en la vida: para casarse... Si llego un poco antes, la cola no es muy grande, sin embargo siempre con gente con los doc. en la mano, quieren que abran la puerta ya y por lo menos esperan dentro...

Al mismo tiempo tengo 2 padres preferidos. Los dos creo que son hombres de negocios. No se pero siempre tienen esos trajes oscuros con su corbata que va a juego con su camisa. Uno de los padres tiene sólo una hija (o bien sólo una hija para llevar al bus del cole) Es mi favorito, lo que más me gusta es la mochilita de la niña :) Va a juego con su camisa, mejor que su corbata. Sólo una cosita; no tiene fumar andando con ella.

El segundo padre tiene 3 hijos. Uno chiquitin en su carro y dos maquinas corriendo en Calle Alfonso. Y el pobre padre está siempre intentando que paren.. Ahhh que bien empiezan el día..

Y después tengo mi pareja favorita!!! Son muy guapos y felices. (Si que sois felices, ¿no?)Cada mañana desayunan en el Gran Café Zaragoza.Cuando lo les veo, me preocupo.. ¿Dónde están?
 Si sigo en el mismo trabajo, igual dentro de unos años voy a tener mi tercer padre favorito en la Calle Alfonso... ¿Quien sabe?

Y mi compañera, la periodista. A veces nos vemos, a veces no.  A veces nos saludamos, a veces las dos pasamos pensando en otro mundo.. Yo pienso en mi calle, en mi gente de las mañanas de mi Calle Alfonso...

Y otra compañera oenegera corriendo al curro, cruzando mi calle...

Y mi querido hombre con su radio gritando en la Plaza SAS... No tengo palabras para el. :)


Así es mi ciudad... Así es mi Calle Alfonso por las mañanas, yendo al curro con pasos grandes aunque no llego nunca tarde...

Os quiero a todos y todas, mi gente. ¡Que seáis muy felices! Cada mañana os digo "buenos días" sin decir nada, lo sabéis ¿no?

June 9, 2009 | 2:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Blog2Bar – Refectorium du Palais de la Paix, La Haye (4 juin 2009)


Il sera bientôt midi et j’aurai bientôt faim, mais en attendant je me retrouve ici, au milieu du placide ventre mou de la justice internationale, au Palais de la Paix à La Haye. C’est ici que fut fondé il y a une centaine d’années le premier tribunal international chargé de veiller à ce que les états règlent leurs différends avec des mots plutôt qu’avec des balles. Si l’idée est belle et plutôt sympathique, elle semble ne pas encore avoir complètement porté ses fruits. Le palais lui en revanche est très abouti. Tourelles, horloge dorée à l’or fin, statue géante d’un chat noir, parterre de fleurs, fontaine ornée de phoques et d’ours polaires, bibliothèque flottant entre ciel et terre, vases, tapis, chaises rembourrées, bassin canardé, buissons bien taillés, tout ici exprime l’ordre. Un peu comme si, à défaut d’être parvenus à l’apporter au monde, les juges avaient remonté leurs jupons, retroussé leurs manches et tenté d’apporter l’ordre à leur jardin. C’est déjà ça après tout. Et puis au prix que ça coûte, il faut bien que ça serve à quelque chose un magistrat international.

Le Palais de la Paix, La Haye (Pays-Bas)
Le Palais de la Paix, La Haye (Pays-Bas)

Tout en brique rouge hollandaise, comme la plupart des vieux bâtiments de La Haye, le Palais de la Paix a été conçu par un architecte français, construit par des ouvriers du monde entier (venus chacun installer la partie offerte par leur pays) et contient une collection incroyable de bibelots internationaux: des immenses tapis persans à un énorme vase en jaspe russe de 3200 kilos en passant par une réplique du Christ des Andes, des tapisseries japonaises et une allégorie américaine de la paix en petite tenue. Un magnifique exemple de coopération internationale. Ce qui est un peu triste c’est que la coopération se soit arrêtée là. Une fois la dernière brique posée, le ruban coupé, le gâteau mangé, on a compté jusqu’à trois et on a recommencé à s’estourbir les binettes. L’enfer est pavé de bonnes intentions et le Palais de la Paix bourré de déclarations d’amour. On dirait presque un musée du Lennonisme, le rock’n'roll en moins. Et puis John Lennon, lui, avait un certain sens de l’ironie. Quand je regarde l’ours polaire de la fontaine et qu’il m’affirme que le droit international protège les peuples du monde entier, je ne peux m’empêcher de lui raconter en riant l’histoire du président Wilson de passage de ce côté-ci de l’atlantique. Venu en France à la fin de la première guerre mondiale, il avait rencontré Clemenceau à Versailles. A l’époque, le président américain était un des principaux promoteurs du projet de Société des Nations, l’ancêtre des Nations Unies. Il tentait de convaincre les hommes politiques de tous les pays du monde de travailler ensemble et de reconnaître un droit international qui garantirait le règlement des différends entre pays autrement que par la guerre. Au déjeuner, Wilson avait tellement rabattu les oreilles du tigren Clemenceau avec ces histoires que ce dernier, pointant du doigt la volaille rôtie qu’on venait de leur apporter, lui dit d’un ton railleur “vous voyez ce poulet? eh bien c’est un poulet qui croyait au droit international”.

“Ridicule!” me répond sèchement l’ours polaire, “plusieurs des Conventions de La Haye et de Genève étaient déjà en vigueur à l’époque, en conséquence si ce poulet était décédé d’une cause non-naturelle lors d’un conflit opposant plusieurs états cela aurait constitué une claire violation du droit international. En effet les traités précisaient déjà que les civils ne devaient pas être pris pour cibles lors des guerres”.

- Et depuis quand les poulets sont des civils?

- Là n’est pas la question! Je vois qu’on ne peut vraiment pas discuter sérieusement avec vous.”

Je n’avais jamais dit qu’on pouvait discuter sérieusement avec moi. Je n’ai jamais prétendu être un sérieux discuteur et encore moins un Palais de la Paix. Je suis juste moi, un moi qui aime bien les histoires drôles et les boissons chaudes, un moi qui trouve ça sympa de construire des châteaux pour la paix, le bonheur ou l’amour mais qui a quand même quelques doutes quant à leur efficacité. Enfin, puisque même les statues ne veulent plus discuter avec moi, je n’ai plus qu’à retourner à mes moutons imaginaires.

La fontaine aux ours polaires offerte au Palais de la Paix par le Groenland
La fontaine aux ours polaires offerte au Palais de la Paix par le Groenland

Ici dans le refectorium, c’est le silence absolu. Après s’être occupée d’encaisser les frais de ma réhydratation, la caissière s’est enfoncée dans une rêverie aussi silencieuse que la fin du monde. Est-ce à ça que ressemblerait la paix perpétuelle? Est-ce qu’on boirait tous calmement des infusions dans des maisons en briques? Est-ce qu’on regarderait tomber la pluie par la fenêtre en se disant qu’on s’en fout parce qu’on est au chaud et qu’on est heureux? Est-ce que nos bisous auraient plus d’amour, nos fruits plus de goût?

Le refectorium (disons la cafétéria) du Palais de la Paix
Le refectorium (disons la cafétéria) du Palais de la Paix

La tisane tourne dans ma tasse et moi je tourne dans ma tête. J’ai eu la chance de grandir dans la paix alors c’est peut-être un peu indécent de ma part de plaisanter sur ce sujet. Si mes parents n’avaient pas pu partir d’Iran en 1980, j’aurais connu la guerre comme la plupart des gens qui sont restés là-bas. Ce n’était pas une guerre plus importante que les autres, juste une guerre dégueulasse, comme toutes les autres. A quelques mois près j’aurais eu une vie complètement différente. Comme tellement de monde. Ceux qui sont nés là où il ne fallait pas. Du mauvais côté de la ligne. Il y a déjà tellement de problèmes dans la vie (rien que changer une roue ou remplir une déclaration d’impôts), tellement de choses dures qui nous tombent dessus, pourquoi en plus de ça aller chercher des fourches, des bâtons et se donner des coups de pique? Pour la liberté, pour la justice, peut-être, mais alors très vite et seulement si vraiment rien d’autre ne marche, mais pour la nation? pour que ce soit mon drapeau accroché en haut du poteau et pas le tien? ma langue dans ta bouche et pas la tienne dans la mienne? (oui, cette phrase est un peu ambigüe, mais c’est là tout le charme du multiculturalisme) vraiment ça je ne peux pas le comprendre. Je peux comprendre qu’un groupe veuille préserver ou promouvoir sa culture, ça oui, mais qu’on égorge des gens pour cela, je trouve ça vraiment indélicat (et passablement catastrophique).

Ce qu’il faut faire, je n’en sais rien. D’ailleurs que je sache ou que je ne sache pas, ça ne changera sûrement pas grand chose. Un peu comme ce Palais. C’est très bien qu’il soit convaincu qu’il faille la paix dans le monde, mais ce ne sont pas ses tourelles qui vont arrêter les missiles en plein vol. Et ses juges jardiniers auront du mal à faire fleurir la paix tant qu’on ne leur donnera pas de quoi arroser les graines. Il y a toutefois une chose positive dans ce Palais, c’est la tisane. Elle est douce et apaisante. Peut-être que c’est aussi simple que ça, après tout. Peut-être que personne n’y a pensé. Il suffirait de servir de la tisane aux chefs d’états et de leur parler tout doucement comme le fait la caissière. Ne vous inquiétez pas, on va trouver une solution, tout ira bien, ça fera 50 cents s’il vous plaît. En plus elle est trilingue. Je pense que c’est elle qu’on devrait prendre comme prochain Secrétaire Général des Nations Unies. D’abord elle est sympa puis surtout elle est très calme. Dès qu’elle entrera dans la pièce, tous les présidents de toutes les républiques, les têtes couronnées et les épaules galonnées se sentiront d’un coup à l’aise. Un peu comme quand maman amène des boissons chaudes et qu’on regarde la pluie s’écraser sur la fenêtre. Le monde a besoin d’une bonne tisane et d’un après-midi tranquille à la maison. A force de tourner 24 heures sur 24 il est tellement au bout du rouleau qu’il n’en finit plus de craquer: guerres civiles, émeutes, éruptions volcaniques… Il faut qu’il se détende un petit peu, qu’il se rappelle que nous sommes tous des frères (et des soeurs) et que les petites lignes qu’on a tracées par terre c’était juste pour rigoler. Des petits traits d’union qu’on a dessinés un mardi parce qu’on s’ennuyait, qu’on avait vu des loups marquer des territoires et qu’on avait trouvé ça marrant de les imiter. Faut que j’en parle à la caissière. Là elle est plongée dans ses pensées alors je n’ose pas la déranger mais tout-à-l’heure quand j’irai reprendre une tisane je lui en toucherai un mot. Ce serait chouette et puis comme on aurait finalement la paix dans le monde, ses amis ne la chambreraient plus quand elle dirait qu’elle travaille au “Palais de la Paix”.



June 4, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Les aventures de Mox le traducteur


Il n’est pas fréquent de voir des personnages de fiction faire le joli métier de traducteur. Tout le monde pense savoir à peu près en quoi ce travail consiste (s’asseoir, allumer son ordinateur, feuilleter son dictionnaire, traduire) pourtant -comme pour tous les métiers- il y a plein d’aspects auxquels on ne pense pas forcément tant qu’on n’a pas soi-même travaillé dans ce domaine ou vu un traducteur de près. Alejandro Morenos Ramos (traducteur professionnel) vient de créer une bande-dessinnée humoristique racontant les déboires professionnels de Mox, un traducteur freelance jonglant entre le travail (et toutes ses complications), sa petite amie et sa tortue. Une réflexion sympathique sur ce métier pas si connu.


June 3, 2009 | 4:06 AM Comments  0 comments

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Ceren   Ceren Ceren Gergeroglu's TIGblog
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POBREZA CERO EN LA FERIA DEL LIBRO DE ZARAGOZA



6 de junio de 2009 en Plaza España


La ALIANZA ARAGONESA CONTRA LA POBREZA, conformada por más de 30 organizaciones del ámbito social y de Cooperación al Desarrollo, con su campaña POBREZA CERO se vincula a la Feria del Libro de Zaragoza el sábado 6 junio de 11 a 20 horas a través de diferentes actos culturales y la instalación de una mesa informativa, los actos se celebrarán en Plaza España.

El objetivo de la campaña POBREZA CERO es concienciar a la población de la necesidad de conseguir los Objetivos de Desarrollo del Milenio (ODM) para logar disminuir los índices de pobreza en el mundo. En este sentido, es importante llamar la atención sobre este tema, aún más en el contexto actual de crisis y aumento de los precios de los alimentos que pone en peligro muchos de los progresos conseguidos en la reducción de la pobreza y el hambre. Se estima que 100 millones de personas más vivirán en la pobreza extrema y 75 millones más pasarán hambre como consecuencia de la crisis económica mundial.

Por todo esto queremos aprovechar la celebración de la Feria del Libro para hacer énfasis en el segundo de los ODM “Lograr la enseñanza primaria universal”. Cuya meta es que todos los niños y niñas puedan terminar un ciclo completo de enseñanza primaria en 2015.

Los invitamos a estar presente el 6 de junio en la Plaza España exigiendo desde el espacio de la cultura y desde el poder de la palabra, el derecho a la educación y a una vida con justicia social y equidad económica.


Programa

Día: 6 de junio de 2009

Lugar: Plaza de España (escaleras de la DPZ), Zaragoza.

Horario:

11 a 13 y de 17 a 20 horas: Mesa informativa sobre la campaña Pobreza Cero. Con libros relacionados con el tema.

18.00 horas: Lectura manifiesto

18.05 horas: Cuentos Pobreza Cero, narradores de cuentos de diferentes países nos contarán historias de la lucha contra la pobreza

UNA PROMESA NO ALIMENTA

UNETE AL ACTO DEL 6 DE JUNIO

June 2, 2009 | 9:06 AM Comments  0 comments

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cherrie   cherrie Cherrie's TIGblog
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Microsoft Regional Innovative Students' Forum 2009
Related to country: Malaysia
About this category: Education


It's over, it's over. :( Luckily, I still have my reflections before I pop this bubble and breathe reality's air again.

Disclaimer: ~ 5 hrs sleep for ~ 7 consecutive nights didn't lend to real-time blogging, as I intended. But you know I'm more of a retro-blogger... Anyway, you have been warned: (1) This is long; (2) I am crazy; (3) Pick and mix - the bits you skip won't cry - I promise; (4) the Boxes are tangents. Hell, I feel like a tangent at times. :P

BACKGROUND

This was the 5th Asia-Pacific Microsoft Regional Innovative Teachers’ Conference, with participants from New Zealand, Philippines, Korea, Vietnam, Singapore, Indonesia and Malaysia, to name a few. It was sponsored by Microsoft Corporation, with support from the Ministry of Education Malaysia, UNESCO and TakingITGlobal.org (TIG), to bring together teachers from Asia-Pacific to showcase innovative approaches to teaching that involve technology. The teacher attendees were chosen within their own countries as the best (don't ask me about this process, I don't know) and presented posters throughout the short Teachers' Forum (2 days) to each other and to a panel of judges who graded using the following criteria: level of innovation, effect on student participation and involvement, extent of student autonomy, relevant use of technology, in the context of available resources (e.g. funds, equipment, skill and connectivity). One winner from each country will have the privilege of competing at the global Teachers’ Forum in Brazil in November.

This year is the first time that Student Voices have been present at this region’s forum. Though it may seem like an obvious idea, its acceptance requires a leap from many educators, particularly in areas where education is still highly disciplinary and learning is assumed with teaching. TIG played a key role in finding and engaging students who would best represent the student body of the Asia-Pacific region. Students were invited to participate in online discussions over a period of ~ 3 weeks to discuss the state of education in their countries, as well as ideas about what the ideal or the future of education may look like (cf. Student Voices 20051). 15 students were chosen to attend a ‘Student Forum’ (ISF09) that occurred alongside and at the same venue (Le Meridien) as the Teachers' Forum, immersing the students in ~ 4 days of intense development and voice.

THE ISF09 PROGRAMME included:

  • discussion with local students about education: 57 students from a local KL school (who had to write an exam immediately following the meeting!) met with the student delegates and answered questions about education in groups for about 2 hours - I thought this was a good idea, at least to get more students thinking about their education and for them to know that this sort of work goes on "behind the scenes"
  • brainstorming workshop by Bernise Ang and Shaun Koh of Syinc.org: a session to help the students think more deeply about issues surrounding education and what they can do to help inspire change - I thought this was timely, especially since all of the student delegates had already talked a lot about their ideas online and it was a great time to explore them a bit more deeply and to think about their ideas in more realistic terms
  • presentation by Joel Neoh on entrepreneurship: he shares his experiences and thoughts after winning Malaysia's version of The Apprentice, 'The Firm', modelling and co-founding YouthSays.com, Malaysia's largest for-profit network of youth opinion - sort of like what 18tracker was, bu obviously better model since they have a larger contact base and also hold real events to retain and attract new members) - I think his "for-profit" model turned a lot of the students off, but nevertheless I thought it was very clever of him to harness the power of a contact list - he is obviously a very resourceful person and pragmatic about what he wants.
  • presentation and personal help by Brian Lariche on project management: Brian shares his experiences as a teacher/tutor, working with NGOs and life in general! He generously gave up his time to come back and give priceless one-on-one advice and support to the students' projects - Brian is a very interesting person, who is generous with his time and opinions - I would have liked to battle some of the topics that were raisedt if I had not felt that I might have overshadowed the students' opportunity.
  • student projects: students were given time and mentorship to brainstorm and present their ideas for improving an aspect of education through use of technology. The aim was to submit these projects for a chance to receive funding from a pool of USD5000, provided by Microsoft. These 'Micro-Grants' are intended to give the students a taste of what it takes to develop, plan and execute projects on a small scale and more importantly, provides an opportunity for their models to be tested before application for further funding and expansion. On top of this prize pool, there was also the opportunity to win free enrolment into TIG's e-course 'Sprout' for youth professional development - I think these projects were the most enjoyable part of the forum for the students - they felt like they were contributing something. However, with perspective, these will just be small stepping stones and I hope the students will remember lessons from side-conversations in years to come, as I will, no doubt.
  • student-teacher interaction: a formal session for students to address teachers was provided, as well as informal gatherings during poster presentations and breaks - to be frank, I don't think there was enough opportunity for the students and teachers to talk. Even at the Gala Dinner, I felt that the student presence was being side-lined. However, I realise that this is the first time students has been at this forum and I think it was a good first effort. Hopefully, it will continue to grow in creative ways in the future.
  • mentors and TIG staff: to help enable Student Voices on the ground, Michael Furdyk (co-founder and Director of Technology of TIG), Kat Walraven (Education Program Manager, TIG), along with 3 mentors, Bernise Ang, Shaun Koh and I basically tailed the students at every waking hour. :P Although the 3 mentors were initially designated 3 groups of students, I found that we all got along so well, it was basically one big happy group - I very much enjoyed observing and learning from this interesting group of people, with amazing skills and ideas. I only wish that I had more time with each of them to talk about our thoughts and experiences!!! I think at this age, it is difficult to find people who you connect with because everyone is moving in their own directions so rapidly. I thought we all got along extremely well.

PERSONAL OBSERVATIONS

Projects and Hope

In my opinion, the one theme that resonates with all of the student project ideas is equality. The students wanted others to receive the same opportunities they had/have, regardless of their socio-economic status, locality, teacher/school system or temporal-residency. I made this last term up to describe some students’ focus on sustainable development and ecological preservation, which in essence ensures that future generations have the same opportunities as we do.

Observing young people of diverse background/opportunity share a unified desire for equality makes me think about all of the families, teachers and communities that are successfully teaching (instructing and demonstrating) compassion. I think that the ability to place ourselves in others' shoes is a fundamental ingredient in achieving sustainability. However, teaching compassion is not easy, particularly when basic selfishness is confused with greed, and when young people are difficult to reach. I imagine thin golden threads wavering from a small child’s inner eye, attracted to and caught by larger threads that are coloured and tarnished from experience. Each cable can spark a connection that transfers love, understanding and knowledge. Together, all of the cables caress and shape this child's potential. However, the ability to spark is contextual and each community needs to establish and understand its own values and find its own way in engaging its youth and citizens. Without this, no community or society has a positive future (Box 1).


Box 1:

Building Communities

Of course, not only are cultural behaviours important, societies must also reconsider its behaviours that are biologically suicidal. For example, if we continue to pummel through our limited resources, then we are essentially killing our chances of survival. I don't really want to go into all of the arguments about 'climate change', but I think the basic idea of sustainable development makes sense. See, perhaps, Jared Diamond's Collapse: How Societies Choose To Fail Or Succeed. I have yet to read this, but have heard Diamond talk about it when he visited the University of Auckland a few years ago.

Society is More than The Sum of the Individuals

I was staring at the night-scape of Kuala Lumpur, marvelling at the lights when I suddenly saw that we can solve everything by understanding each other, so that we are able to unite our individual efforts. The problem is engagement and one can only spark passion in others by first understanding the way they view the world. For example, it would be ideal to reduce the number of city lights turned on at night to reduce power consumption. However, lighting is considered important for safety (though the validity of this is disputed in some places), so basically, we need to reduce crime. To stop raising criminals, we need equal distribution of resources and responsible communities that work to raise children together. We need more holistic/inclusive thinking/planning, for example, using ramps instead of short escalators, adjustable thermostats, smarter water cycling. The narrow thinking evident in various facets of society may be a result of an education system where the world is arbitrarily segregated and consumed in a well-pre-processed manner. Where are our integrators? Where are our high NA lenses with large fields of view?


Youth

I have learned a lot from each individual of our 20-strong crew. Every person was interesting, with their own talents, idiosyncracies, ways of thinking, stories and passions. I think one characteristic that defines youthfulness is agility. They are open-minded and open-hearted. They are eager to learn and unafraid to be optimistic.

I enjoyed observing: their faces light up at the chance to talk about their passions, at the making of new friends, at the seeding and germination of new ideas; their features break into smiles and laughter at wit, irony and fun; their eyebrows furrow at difficult concepts, tight deadlines and lack of sleep. I watched the TIG team work: listening to the students and offering insightful/motivating suggestions and stories when necessary, while I tried to do the same. I was inspired by everyone’s dedication and rapid connection with each other - TIG continues to catalyse precipitation of like-minded youths. =P

My favourite moments were the one-on-one conversations. I hope I imparted some useful "wisdom", but at the same time clear that I am learning, too - I don't claim to know everything, if anything! If only I had more time to get to know everyone and learn about their stories and ideas, not just about education.

"Night, Field of stars above us. You pick one, we frame it with our fingers intertwined. Seeds, of every generation, between our hands and I promise to teach you the little I have learned, So far..." Seeds, Brooke Fraser

I am so excited about what these young people may experience. Many of them are moving through school and entering college and indeed, the world, with a lot of hope. They will face challenges and disappointments and I would like to be a source of support and friendship, if they will let me. But already, I feel that this experience has been a privilege, for I am young, too. I am excited about my future, too.


Box 2:

West Vs. East

There may be an interesting and not necessarily sharp contrast between students schooled in Eastern and Western countries. Of course, this is not surprising if you listen to stereotypes, but it should surprising if you consider that most, if not all, of the education systems and curricula in South-East Asia are based on Western (e.g. Cambridge) systems. This leads me to yet another rant about community values (Box 1), where the culture of school and wider communities (including upbringing), more than the school system itself, shapes a child's attitudes towards formal education. No doubt, the lack of formal credit towards non-academic endeavours will also play a role in student motivation, but this are also reflect community values. I am always ranting about values, simply because I don't think many people know what their own are and why.

As a group, I was impressed with their diligence, aptitude and dedication in listening and completing tasks to a high standard. But they also giggled and whispered during boring presentations and you knew when they lost respect for someone. I would really like to dispel the myth that all Asian students possess an academic advantage. In all of the students that perform well, I think the common theme is that education is held in high esteem. They have been taught that only a sound education will allow them to get ahead, get out of poverty, realise their dreams, in life. Not just a pass or a piece of paper, but a good education. It is not just the family unit either, it is the entire nation - yes, I am actually saying that NZ does not value intellect as a nation. It doesn't. It seems like even intellectual people put themselves down or try to prove themselves by excelling in a lot of other areas. Do the same pressures fall on sports people? I think the tell-tale sign is to ask children what they think are cool or worthwhile - they are the values of that society, hmm?

Honesty

Most of the teachers and students at these conferences have English as their second language. Though it is a barrier for participation, I think it enables honesty. I guess it is a balance between being able to express yourself and being able to spin your expression. I am profoundly attracted to honesty.


Teachers and Students Students wanted their teachers to listen to them and respect their questions and suggestions. Students wanted mentors, not instructors - guided autonomy? Students liked teachers who are able to admit their mistakes/weakneses and try to improve them. Most students already have information at their fingertips - they need help digesting it. Students have lots of ideas - they need help formulating it against existing knowledge and presenting it in a logical manner.

OTHER 'FIRSTS' AND NOTES

La Malaysians and Singaporeans end their sentences with 'la', a lot. It is interesting as a rapport-creating rhetorical device, blah blah blah - but you know what is MORE interesting about it? It is the perfect platform to launch into song, e.g. "Don't worry, la... la la la la la la....l-l-l-l-la x 2.... LA..LA..LA...heee taught me hooooow toooo waaash...." (Oh Happy Day, Sister Act) Icecream Teppanyaki Icecream + toppings + chopping = good, nutritious meal. Video here (2x speed). Fish on Feet

Dr. Fish were in the house (Central Markets) and for NZD2.5, they entertained me for 10 mins. I think they enjoyed it, too (see image - that is one content fish). YouTube video (warning: squealing).

Serama - Smallest Chickens in the World

A tiny chicken, it's true! OK, at first I was sad (because they had strange posture and vocals, see video), but they are a naturally-occurring species, which means they are less likely to have problems associated with breeding (e.g. pure-bred dogs).

Batik Painting

(1) Pencil; (2) wax; (3) water-colour; (4) remove wax. Stoked I got to try it. Trying is always a win. Movies On Planes

  • Last Chance Harvey: bad script + good actors = still bad movie.
  • The Curious Case of Benjamin Button: interesting idea - creativity = moving Brad Pitt gallery = still boring.
  • I Am Sam: interesting story + great acting (except Michelle Pfeiffer's dramatic scene) = balling eyes out on the plane = good. Being moved is always a win.

Flying Saw another plane flying by while in our Boeing... first time EVER!!! Wow, it was so fast - I knew but never grasped visually how fast it was until now. And for the first time, I noticed our plane's shadow and enjoyed watching us meeting it on the ground and seeing how fast our land speed was (ignoring the movement of the sun and our approach to the ground, etc.). Image shows tail of the other plane (bright streak) - I was too slow to capture the plane itself - and video shows the shadow. Things in a Box/Game of Things

Great game that we played after a night at the pool. Great introduction by Kat! Will remember for the future. Also thought of a PostSecret game we could have played. Oh well, next time.

The Circle So at the beginning of this trip, I was pondering about the self. I think Brian Lariche sums it up very well:
If you will think about what you ought to do for other people, your character will take care of itself. Character is a by-product, and any man who devotes himself to its cultivation in his own case will become a selfish person.
I suppose things like this are supposed to be transient. The precipitate is created and then shaken into solution again to maximise the surface area for reaction.

June 1, 2009 | 8:06 AM Comments  0 comments

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Ceren   Ceren Ceren Gergeroglu's TIGblog
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Bordados de Marjane Satrapi




Como en todos los lugares del mundo, es un libro que cuenta que "mientras los hombres duermen la siesta, las mujeres airean el corazón."

Si teneís curiosidad sobre "las vivencias en el seno de su familia son el tema principal de estas charlas, en las que ponen en común sus experiencias sobre el matrimonio y la condición de la mujer en Irán" hay que leerlo.

Gracias Marjane...

May 31, 2009 | 3:05 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Blog2Bar – Sol beach, 27 mai 2009


L’après-midi commence bien: il ne fait pas spécialement moche, j’ai mangé deux aubergines à moi tout seul et les problèmes d’hier sont réglés aujourd’hui. A quelques mètres de moi, un type d’un certain âge demande une jeune fille en mariage. Embarassée, elle repousse le petit coffret puis serre le type dans ses bras. Je ne sais pas exactement ce qu’ils se disent mais ça ne sent pas la joie. La serveuse arrive et débarasse leur table. Elle leur demande s’ils prendront autre chose. On dirait que le type a envie de mourir et de tuer la serveuse au passage. Elle efface immédiatement son sourire et disparaît sans un mot. Elle doit être habituée à arriver au mauvais moment, ça fait partie des risques du métier. Témoin involontaire des bons et mals heurs de sa clientèle, elle doit s’adapter, comprendre rapidement ce qui se passe puis le cas échéant se faire oublier.

Sol beach, Scheveningen, Pays-Bas
Sol beach, Scheveningen, Pays-Bas

Un RnB sirupeux flotte dans la pièce. “Love you, love you, oh baby baby”. Le type cherche dans la poche de sa veste de quoi payer l’addition. Il voulait partager le reste de sa vie avec cette demoiselle mais elle lui a dit “non merci baby”. “Love you, love you” fredonne la serveuse cachée derrière le comptoir. Le type lorgne rageusement dans ma direction. Je me retourne pour découvrir derrière moi un couple de retraités gloussant devant des tartes. Il les assassine du regard tout en posant un billet sur la table. Son amie a déjà remis son manteau et mâche nerveusement un chewing gum en l’attendant. La serveuse hoche la tête au son de la musique. Dehors, le vent se lève. Des enfants jouent à ouvrir les bras et se laisser emporter. A l’abri de plusieurs paravents, un homme prépare une sculpture en sable. Un berger allemand suit avec enthousiasme une dame portant un grand tam-tam. Sur ma table des myosotis myosotent dans leur pot en attendant que je finisse mon café. Tiens, je sais maintenant commander du café dans une dizaine de langues. C’est vrai qu’il y a des trucs plus impressionnants comme marcher sur les mains ou avoir une très longue moustache, mais c’est quand même quelque chose. Si nous sombrons dans une 3e guerre mondiale ou que la civilisation est engloutie par la montée des eaux, je disparaîtrai avec la satisfaction du devoir accompli, la certitude d’avoir mis mes 28 années de vie à bon usage, sachant en mon for intérieur que si l’occasion s’était présentée j’aurais pu demander du café dans dix idiomes différents.

La dixième de ces langues est le persan et c’est en vérité seulement cette semaine que j’ai appris à convenablement me cafféïner à l’iranienne. Je savais bien sûr déjà - avec un vocabulaire approximatif et un accent déplorable – demander que l’on verse quelques gouttes  de jus de filtre dans ma tasse, mais c’est désormais la tête haute et le sourcil fier que j’exige mes boissons chaudes en persan. Ces facultés linguistiques fraîchement acquises je les dois à une méthode de langue américaine qui m’a permis de faire en quelques semaines davantage de progrès qu’en trois décennies de consommation de tchélo kabab. Une méthode qui ne m’a rien appris sur le parfum des fleurs ou le sens du frisson mais qui m’a enseigné l’art subtil de l’emprunt d’argent aux amis (leçons n°13 et 14) et du marchandage (leçons n°14, 15 et 16). Monsieur Pimsleur et sa méthode éponyme n’éduquent en effet pas seulement les élèves sur les particularités de la grammaire persane ou la consommation de boissons chaudes, ils enseignement à qui veut bien les écouter le fonctionnement des relations sociales iraniennes. “Imaginez que vous êtes au bazar. Vous voyez un article qui vous plaît, demandez son prix au vendeur. Kheymatech tchand é? Il vous répond que l’article coûte 50.000 tomans, mais il y a beaucoup de bruit dans le bazar et vous n’avez pas bien entendu. Demandez-lui ce qu’il a dit. Tchi goftid? Il en profite pour augmenter le prix et vous répond: 52.000 tomans. Dites-lui que c’est trop cher. Kheyli geroun é. Vous lui proposez 30.000 tomans, comment dira-t-il: ‘non, ce n’est pas possible’ ? Na, némiché! Il vous propose alors de baisser le prix à 45.000 tomans, comment lui dites-vous que vous n’avez pas cette somme sur vous? Ounkhadr poul baham nist. Dites-lui aurevoir et faites mine de partir. Khoda hafez! Il vous interpelle et vous propose l’article pour 35.000 tomans.”

Je vous passe les leçons sympas sur les manières de demander de l’argent à des proches et celles sur les façons de refuser poliment ces demandes de prêt. Ce qui m’a un peu surpris, c’est qu’ils n’évoquent pas le fameux “Ghabel nadaré” si typiquement iranien. Ce petit jeu qui consiste pour un vendeur – même au terme d’un âpre marchandage – à dire à son client que pour lui “c’est gratuit”. Ce à quoi le client doit bien sûr répondre avec insistance qu’il n’en sera rien. On se renvoie la balle une ou deux fois puis on passe à la caisse. Cette expression s’emploie partout, du taxi illégal au bureau de poste en passant par les épiceries ou les restaurants, tout est toujours “gratuit pour vous”, mais vous êtes si résolu à payer que vous le faites quand même. Dans le même genre il y a la drôle d’expression “Ghorban-é choma” qui signifie littérallement “je suis votre esclave”. On le dit en refusant d’entrer en premier quand quelqu’un tient la porte, quand on se bat pour le privilège de porter les sacs de quelqu’un ou pour ponctuer n’importe quelle surenchêre de politesses. Pour moi qui étais habitué aux “allez hop, papiers” des gardiens de la paix, c’était assez étrange d’entendre un policier me dire “je suis votre esclave”. Ca ne les empêche pas bien sûr de passer aux poignets de beaucoup de gens de petits bracelets, mais c’est si joliment dit…

Le fianceur et sa fuyante sont partis depuis un bon bout de temps. Les retraités ont chacun avalé trois parts de tarte et décampé. La serveuse à queue de cheval est devenue un serveur à boucle de nez. Les myosotis fixent perplexes une bougie qui vient d’arriver sur notre table. Le serveur me demande ce que je veux boire et je n’en ai aucune idée. Il me signale une promotion spéciale sur les tartes – moi qui croyais que les doyens avaient tout mangé -. Pour 4 euros 50, je me verrais gratifié d’une part de tarte de mon choix et d’une boisson chaude. J’essaie de marchander. “On dit 3 euros?”. Gêné, le serveur m’explique que ce sera 4 euros 50. Je tente alors 3 euros 50. Il me dit que pour ce prix je peux avoir une part de tarte mais pas la boisson. C’est un coriace. Et si je faisais mine de partir? Je suis sûr qu’il me courrait après avec une tarte aux poires et une pleine théière d’earl grey. Je le regarde droit dans les yeux et je mets mon écharpe. Il ne bronche pas. Ah tu penses que je bluffe, hein? Ben regarde bien. Je mets mon manteau et je me lève. Il me dit aurevoir. Il pense sûrement que je vais craquer et lui lâcher ses 4 euros 50, c’est mal me connaître. Je ne suis pas un pigeon du dimanche moi, je suis un élève de maître Pimsleur.

Bon, ça fait dix minutes que je suis sorti. J’ai l’impression qu’il ne viendra pas me chercher. Peut-être qu’il voulait accepter mon prix mais qu’il a un patron très strict, peut-être même que le marchandage vient d’être interdit par une nouvelle directive européenne. Satanée Commission européenne qui bombarde le monde de directives sans penser aux aspirations légitimes des marchandeurs indépendants. Le voila qui passe devant la fenêtre. Il doit m’avoir vu. Il attend sûrement que la nuit tombe pour m’apporter ma tarte et mon thé à l’abri des regards. Je ne peux pas lui en vouloir, après tout il mettrait en danger sa carrière s’il me servait en plein jour. Mais que faire d’ici là? Il n’est que cinq heures et le soleil se couche à neuf heures ces jours-ci. Acheter du pain et le jeter aux mouettes? Acheter des bonbons et les distribuer aux enfants? A ce prix-là, si je remballais ma fierté je pourrais être au chaud à boire du thé en mangeant du gâteau. Si tel est mon destin alors je l’accepte. La Commission européenne a gagné, cette fois-ci, mais je n’ai pas dit mon dernier mot.


May 27, 2009 | 1:05 AM Comments  0 comments

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